Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 13:59

les paysans ont raison, mais leurs dirigeants politiques les trompent!

 

Subir une baisse brutale du prix du lait de 305 à 215 € les 1000 litres au producteur entre avril 2008 et avril 2009 est une catastrophe et un scandale alors que les prix des mêmes produits restent stables pour les consommateurs, d’autant que les prix des matières premières ont augmenté de 20 à 30% pour produire ce lait .


Qui est responsable ?

Ce sont les mêmes dirigeants politiques qui prétendent actuellement soutenir les producteurs de lait qui ont :

-voté pour le OUI à une Europe de la concurrence libre et non faussée …..et la soutiennent encore pour le vote du 7 juin ,qu’ils soient UMP ou PS

-laissé faire lorsque cette Europe du capitalisme libéral a imposé de faire disparaitre les « négociations « entre producteurs et industriels laitiers pour obtenir un prix minimal du litre de lait couvrant au moins le prix de revient des producteurs (ceci était soit- disant contraire à la libre concurrence !!!)

-souhaité supprimer les limitations de volume de production (quotas ).

Ceci a permis et a facilité la concentration de tous les pouvoirs entre quelques multinationales de l’agro-alimentaire et de la distribution qui peuvent imposer leurs prix et leurs profits au nom de la « concurrence libre et non faussée ».


Où cela conduira-t-il ?

-La « paie de lait »  des agriculteurs n’est pas seulement un  salaire, elle doit d’abord couvrir d’autres charges (matières premières ,emprunts , etc ….) avant de laisser quelque chose pour le travail.

-Le résultat, si rien n’est fait, sera la faillite des jeunes qui ont investi récemment, des petits paysans et la disparition brutale d’une catégorie supplémentaire de travailleurs vers le chômage et la précarité, cela s’appelle « restructuration capitaliste ».

Il ne restera que ceux qui peuvent résister financièrement, racheter à bas prix et accroître leur « dimension économique ».


Qu’est-il possible de faire ?

-Restaurer un mode de fixation d’un prix minimal du litre de lait payé aux producteurs couvrant leur prix de revient.

-Maintenir et développer le plafonnement des productions (QUOTAS ) par travailleur.

-REORIENTER les aides vers les zones difficiles (où se trouvent le plus souvent les éleveurs ).

-SOUTENIR les circuits courts entre producteurs et consommateurs.


De telles mesures sont possibles!

Les masses d’aides financières attribuées aux gros céréaliers sur le budget de l’Europe peuvent être réorientées vers les éleveurs, par unité de travailleur

-s’ils sont soucieux de la qualité de leurs produits

-s’ils donnent des garanties de qualité environnementale

-s’ils apportent un maintient de l’occupation et de l’entretien de l’espace rural.

De telles mesures, nécessaires, sont totalement incompatibles avec l’Europe libérale.

Les dirigeants politiques (et Mr Barnier en premier lieu ) qui prétendent soutenir les paysans en prônant l’Europe libérale les trompent, il est nécessaire de démasquer leur fourberie.


Joseph Montier, pour le NPA de l'Orne

Par NPA61 - Publié dans : NPA de l'Orne
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DATES A RETENIR

 

Le   Mardi  31 janvier 20h30

NOUS NE PAIERONS PAS LEUR DETTE 

Conférence débat avec Pascal FRANCHET vice-président du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde France.

 Salle Baudelaire à Alençon

 D’où viennent ces dettes ?

Sont-elles légitimes ?

Qui en porte la responsabilité ?

Les solutions ?

 

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