NPA de l'Orne

Le conseil municipal a voté, hier, le transfert d'une taxe sur la publicité au bénéfice de la Communauté urbaine.

On ne le sait pas forcément mais la publicité rapporte quelques sous aux collectivités. La loi de modernisation de l'économie, votée en août dernier, prévoit, en effet, une taxe sur les supports publicitaires. De la même manière, le texte envisage que cette taxe puisse être perçue par une structure intercommunale. La communauté urbaine en l'occurrence.

A cette réserve prêt que ce transfert ne pourra s'appliquer que si l'ensemble des communes membres de la CUA vote dans le même sens.


Et le maire et président de la CUA, Joaquim Pueyo, affirmait hier soir que « Saint-Paterne et Arçonnay ne seraient pas tout à fait d'accord. C'est pourtant une démarche de solidarité communautaire. » Et le premier adjoint, Jean-Claude Pavis d'ajouter : « Nous verrons bien ce qui se passera, mais chacun devra prendre ses responsabilités. »


Cette mesure a néanmoins été proposée et votée par l'ensemble des conseillers municipaux, hier soir, à l'exception de Christine Coulon, pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

Elle s'est notamment opposée en raison d'un passage de la délibération, qui lui est resté en travers de la gorge. « Lorsque je lis que cette taxe pourrait compenser la disparition de la taxe professionnelle (annoncée par le Président de la République à partir de 2010), je me demande si nous n'allons pas assister à un matraquage publicitaire alors que la publicité dégrade les paysages, incite à la surconsommation et au gaspillage. Alors que vous parlez de développement durable, j'attends une politique de dépollution visuelle. »


Début de mea culpa de Jean-Claude Pavis, mais début seulement : « Je veux bien concéder que la phrase utilisée est maladroite. Pour le reste, j'assume entièrement : les collectivités doivent veiller à avoir le maximum de recettes. »

La taxe contribuera-t-elle à développer les panneaux publicitaires un peu partout aux entrées de la CUA ? Le premier adjoint n'en croit pas un mot : « Ça aura peut-être même l'effet inverse. » Et Joaquim Pueyo d'insister : « Il y aura plus de pub si on ne taxe pas. »


Ouest-France

 

Jeu 25 jun 2009 Aucun commentaire